À la recherche du temps perdu
sonates romantiques pour violoncelle et piano
église de
St-Alyre-d'Arlanc
23 août | 21h
durée 1h10
Hager Hanana, violoncelle romantique
Kazuko Hiyama, piano romantique
Histoire d’une amitié entre les compositeurs et leurs interprètes, les sonates pour violoncelle et piano de Chopin et Franck arborent les plus belles sonorités de la musique romantique tant admirée par Proust dans Un amour de Swann.
Frédéric Chopin en 1845, par amitié pour Auguste Franchomme, violoncelliste émérite et figure centrale de la vie musicale parisienne, commence l’écriture d’une sonate. La création est laborieuse ; Chopin, diminué par la tuberculose, est peu enclin à composer de la musique autre que pour le piano, prolongement de lui-même. Franchomme lui apporte soutien, encouragements et conseils dans l’écriture pour violoncelle. Ainsi trois ans plus tard à la première, la sonate pour violoncelle et piano en sol mineur fascine. Chopin rongé par la
maladie ne peut jouer le premier mouvement, mais le dialogue amoureux entre les deux instruments, le lyrisme belcantiste, la profondeur mélancolique qui s’en dégage, font de sa dernière œuvre une expérience musicale romantique captivante vénérée par les artistes et les auditeurs.
Quelques quarante ans plus tard en 1886, le compositeur César Franck offre en cadeau de mariage, à la jeune star belge du violon Eugène Ysaÿe, une sonate pour violon et piano qu’il crée à cette occasion. Elle est de suite considérée comme un chef-d’œuvre… Il est vrai que le discours suave entre les instruments, la construction cyclique de l’œuvre par thèmes récurrents, le contraste entre les mouvements d’une infinie douceur à la puissance émotionnelle la plus engagée, hypnotisent dès les premières mesures. Subjugué par la sonate, le violoncelliste Jules Delsart, ami et collègue de César Franck au Conservatoire de Paris, lui suggère dès la création, d’écrire une version pour son instrument. Franck laisse à Delsart toute liberté pour transcrire la sonate, il ne modifie pas la partie de piano et se contente d’adapter la partie de violon. Il en résulte une sonate où les contrastes sont décuplés par les sonorités graves du violoncelle. Une nouvelle sonate pour violoncelle et piano est née tout autant admirée par le public et la critique que sa version d’origine.
Alors la violoncelliste Hager Hanana et la pianiste Kazuko Hiyama en lien direct avec le passé, nous entraînent sur instruments romantiques historiques à la recherche de ces bijoux de poésie. Le Temps retrouvé !

Frédéric Chopin > 1810–1849
Sonate pour violoncelle et piano en sol m. op.65 – 1845-1847
Allegro moderato | Scherzo : Allegro con brio
Largo | Finale : allegro
***
César Franck > 1822–1890
Sonate pour violoncelle et piano en La M. version de Jules Delsart – 1888
Allegretto ben moderato | Allegro
Recitativo-Fantasia (ben moderato) | Allegretto poco mosso